Réalisateur : Jim Henson
Titre original : Labyrinth
Avec : David Bowie, Jennifer Connelly
Si vous lisez les critiques au sujet de Labyrinth, vous serez gratifié d’un concert de jérémiades du style : « oui, j’aimais bien ce film quand j’étais gosse, maintenant je me demande comment j’ai pu regarder ça »… Bref, on passe complètement à côté de l’essentiel. Tout d’abord, il faut regarder Labyrinthe comme un produit de l’avant numérique, autrement dit un petit bijou fait main, où sont filmées de VRAIES marionnettes, qui vivent réellement, et survivront au film, dans des studios poussiéreux. C’est tout le talent de Jim Henson, qui a associé son nom à l’inénarrable Muppet Show et au cultissime Dark Crystal. Ensuite, Labyrinthe est un produit destiné non pas à ceux qui sont déjà passés de l’autre côté, mais à ceux qui hésitent encore à franchir le pas. Je parle du passage de l’enfance à l’âge adulte, bien entendu. Sarah est encore baignée de contes de fées, elle croit que devenir grande signifie faire le deuil de toutes ces histoires merveilleuses. Le message du film est que devenir grande, c’est aussi conserver cette part d’enfance qui sommeille en nous. Avec cette certitude seulement, Sarah accepte de jeter ses poupées...et de mener la vie moins dure à sa belle mère.
Bien sûr, nous qui sommes grands, savons que la réalité sera moins simple. Mais n’hésitez pas à programmer Labyrinthe pour vos propres enfants, vous les comblerez. Et puis, Jennifer avec ses rondeurs adolescentes et David Bowie en collants poutres apparentes, c’est si furieusement eighties ! Les quadras me comprendront !









